Étape 63: O Pedrouzo ==> Santiago (Saint Jacques de Compostelle) (20,98 km) (02/08/2015)

Santiago, enfin !

Pour cette étape ô combien spéciale, je suis parti encore plus tôt que d’habitude, à 5H10 ! Je voulais arriver tôt et être sûr de pouvoir aller à la messe des pèlerins à midi.

Cette étape n’était pas la plus jolie mais cela n’avait pas beaucoup d’importance car je savais qu’au bout m’attendait Santiago et St Jacques le Majeur !

Le début était tout de même sympa, au milieu des forêts (notamment avec des eucalyptus). Mais j’ai quand même marché près de l’aéroport de Santiago. 😮

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Près de l'aéroport

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En chemin

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Les eucalyptus

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Bô !

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Le chemin

Vers 8H00, je suis arrivé à Monte do Gozo. Du haut de cette colline perchée à 368 m, des millions de pèlerins ont posé leur sac un moment pour regarder la ville. Les français criaient « Montjoie ! Montjoie ! ». Ce sont ces cris de joie, ces moments de grande émotion qui sont à l’origine du nom donné à la colline:  » Monte do Gozo », le mont de la joie.

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" Montjoie ! Montjoie ! "

Ici, en 1989, le pape Jean Paul II à réuni plus de 500 000 jeunes pour les JMJ.

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Le monument des JMJ

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Jean Paul II

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La chapelle de Monte do Gozo

J’avoue avoir été un peu déçu par l’endroit. Je pensais que cela aurait été plus grandiose et que la vue sur Santiago aurait été plus dégagée.
Peu importe, j’ai continué mon chemin. Il me restait moins de 5 km pour arriver au pied de la cathédrale.

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En chemin

Vers 9H30, je suis rentré dans Santiago. 🙂

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Santiago !

J’allais assez vite. Je sentais le dénouement proche. 🙂

Et avant 10H00, je suis arrivé devant la cathédrale, sur la praza do Obradoiro, au kilomètre 0.

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Kilomètre 0

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🙂

J’avais le sourire. Un très grand sourire. J’étais content d’être arrivé, d’avoir réussi. Je me demandais si j’allais être submergé par l’émotion mais pas vraiment. J’étais ému quand même. Mais en fait, je me sentais heureux, très heureux. J’avais accompli ce que je voulais, ce pourquoi je marchais depuis si longtemps.
J’étais un peu déçu de voir ces échafaudages sur la cathédrale. On aimerait qu’elle soit parfaite. Mais ce n’était pas le plus important.

J’ai revu le canadien de Triacastela et il m’a pris en photo et je l’ai pris en photo en lui disant que je lui enverrai car son appareil photo s’était cassé le matin même. Pas de chance.

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Yes !

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La cathédrale

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La cathédrale

J’ai été cherché ma compostella et là j’ai revu Pascale et Christian avec qui j’avais marché en France. Je savais qu’ils seraient là car ils revenaient de Muxia le matin même et ils avaient envie de me revoir et moi aussi ! Avec Pascale, on s’était envoyé des messages toute la matinée pour s’organiser.
Et là, c’était vraiment fort ! J’étais trop heureux de les voir. J’ai failli pleurer. J’avais essayé de les rattraper pendant tout le camino Frances mais je n’avais pas réussi. J’avais espèré les voir ici et maintenant que c’était le cas, c’était trop bien ! 🙂

On a été ensemble à l’hébergement chez l’habitant que Pascale avait réservé pour nous puis à la messe des pèlerins.
J’ai revu quelques têtes que je connaissais mais pas tant que ça. C’était chouette d’être ici et maintenant !

J’ai vu le fameux Botafumeiro. C’est un énorme encensoir en laiton argenté de plus de 50 kg, haut de 1,10 m. A partir d’une faible oscillation initiale de l’ordre de 10 degrés, le balancement croit grâce à un pompage qui consiste à faire varier la longueur de la corde au cours de l’oscillation. Une équipe de 8 hommes, les « tiraboleiros » s’occupe de l’actionner. C’est vraiment impressionnant et il monte très haut.
On dit qu’il servait entre autre à masquer les odeurs des pèlerins dans la cathédrale. 😉

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Le Botafumeiro

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Avant la mise en action

On a mangé ensemble avec Luc aussi, un mec très sympa, qui a marché avec Pascale et Christian notamment, sur le camino Frances. Il a une histoire incroyable. Il était handicapé, ne pouvait plus marcher, a tenté de se suicider, a vu la lumière blanche et le tunnel puis est revenu et il pouvait remarcher. Depuis, il a une pêche incroyable et fait des chemins. C’est dingue comme histoire.

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Réunis enfin ! 🙂

Ensuite, on a été faire une sieste (et oui 🙂 ) et j’ai été me balader dans la ville. J’ai revu Carla et Mira, Pascal le prêtre et Pascale ensuite. Je suis également tombé sur Lucy. Puis, j’ai revu Bryan et Claire.
En fait, c’est ça le plus chouette, le plus magique quand tu arrives sur Santiago: revoir les personnes avec qui tu a marché, avec qui tu as partagé de bons moments, de très bons moments, avec qui tu as galéré, qui sont potentiellement devenus des amis. Ça te donne le sourire et la pêche. C’est très émouvant !

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Avec Lucy

J’ai bu une bière avec Claire et Bryan. Avec Bryan, on va se revoir car il va à Fisterra et Muxia aussi.

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Avec Claire et Bryan

Avant d’aller dîner, on a bu un coup avec Pascale et Pascal. Pascale était triste et émue car c’était la fin de son chemin. Mais c’était aussi le début d’un autre…
Pascal, restait une semaine ici, pour faire des messes en français.
On a été dîner tous les trois. On s’est payé un bon restaurant. 😛
On a pu discuter de nos chemins, de comment on avait vécu les choses, de nos ressentis.
On est tous les trois d’accord sur le fait que cela nous a changé et que nous sommes prêts à entamer un autre chemin, avec de nouvelles visions sur la vie, sur notre vie.

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Avec Pascale et Pascal !

On a du se coucher vers minuit. C’était vraiment une très bonne journée, pleine d’émotion.

Bonus:

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J'adore cette photo ! 😀

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Étape 62: Boente ==> O Pedrouzo (29,62 km) (01/08/2015)

C’était encore une belle étape aujourd’hui. Même si j’ai ralenti sur la fin, j’ai avancé d’un bon pas toute la matinée.
Au fur et à mesure que je vois les bornes (il y en a tous les 500 m depuis mon entrée en Galice, qui font le décomptent jusqu’à Santiago), je réalise que ça sera bientôt la fin de mon chemin mais je ne suis pas trop triste (pas encore ?) et j’arrive à être « ici et maintenant » et à profiter de chaque moment.

Je suis parti un peu avant 6H00 en compagnie de Marie et Luc. Ils sont vraiment très sympas et on a discuté pendant environ 2 km. Ensuite, on s’est séparé du fait de nos allures différentes. Mais on s’est croisé au moins 2 ou 3 fois pendant l’étape.

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C'est la pleine lune

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Le soleil arrive bientôt

Au départ de l’étape, il y avait un peu de brume. C’était vraiment très joli.
Quand je pars tôt comme cela, au départ, il n’y a pas beaucoup de bruit. Et tout d’un coup, quand le soleil commence à se lever, les oiseaux se réveillent et commencent à chanter. C’est très chouette. Ce matin, j’ai eu droit à un concert. 🐦

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Bô !

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Bô aussi ! 😛

Je suis arrivé avant 8H00 à Arzúa pour prendre un petit déjeuner. Puis, j’ai continué mon chemin.

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Une des églises d'Arzúa

Il y avait de plus en plus de forêts d’eucalyptus. Ça sentait vraiment bon!

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Le chemin

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Le chemin

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En chemin

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Les très grands eucalyptus !

Je suis arrivé avant 13H00 à l’albergue (Cruceiro de Pedrouzo). Je crois bien que j’étais le premier. Ça s’est bien rempli ensuite. Elle était très bien: très propre, bien organisée, des prises électriques pour chaque lit (pratique pour le téléphone, pas besoin de se « battre » pour le recharger comme dans d’autres albergues 😛 ).

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Mon lit (le 25)

Après avoir fait ma sieste, j’ai visité la ville. Encore une fois, il n’y avait pas grand chose. J’en ai profité pour repéré le départ du chemin.
Je suis tombé sur Marie et Luc, qui étaient dans l’albergue municipale. On a été boire une bière ensemble. C’était chouette de discuter avec eux. C’est leur quatrième chemin !

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L'église du coin

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Une sorte de choux. J'en vois pas mal ces derniers jours

Le soir, j’ai été manger une pizza en buvant « una Clara ». J’avais besoin d’énergie pour l’étape de demain. 😉
Je suis tombé sur Men et Carla. C’est cool, elle a pu avancer jusqu’ici malgré sa cheville. Demain, elle va pouvoir finir son chemin.

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Aussi belle que bonne !

Enfin, je me suis couché à 22H00, en pensant à la journée de demain. 🙂

Bonus:

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Il y a de sacré bête sur le chemin 😛

Bonus’:

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Étape 61: Eirexe ==> Boente (29,76 km) (31/07/2015)

Comme je disais hier, les journées se suivent et ne se ressemblent pas. Et aujourd’hui, c’était une bien meilleure journée. J’ai bien fait de me mettre un peu à la diète hier et j’ai plutôt bien dormi. Du coup, j’ai bien marché et je me suis bien rapproché de mon but !

Je suis parti à 6H00, quelques minutes après le couple de français. Je les ai d’ailleurs rattrapé quelques kilomètres plus tard. J’avançais d’un bon pas.

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Le chemin

Je suis arrivé un peu après 8H00 à Palas de Rei. Je ne suis pas resté longtemps, le temps de voir 2/3 trucs.

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Une église à Palas de Rei

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Le blason 😛

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La danse des pèlerins ?? 😕

Je suis reparti en direction de Melide (plus de 14 km). La plupart du temps, j’étais sur un sentier dans la forêt.

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Le chemin

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Et vers 11H00, je suis arrivé à Melide. Cette ville est un important centre jacquaire. Elle est notamment réputée pour ses pulperias.

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En arrivant à Melide

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L'église Santa Maria

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A l'intérieur

J’y ai pris un super petit déjeuner (un peu tard, il est vrai): chocolat chaud et churros au bar O Burato. Trop bon !

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Mmhhh !! 😋

Puis, je suis reparti pour mes derniers kilomètres. J’étais encore dans la forêt mais cette fois, j’ai commencé à voir des eucalyptus. Alexis m’a dit que les galiciens utilisaient ce bois imputrescible pour les piques dans la conchyliculture notamment.

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Bô !

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Le chemin

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Les eucalyptus !

Sur le chemin, il y a maintenant plus de monde, surtout depuis Sarria. En effet, pour avoir la Compostella (sorte de diplôme qui prouve que tu as fait le chemin), il suffit de faire les 100 derniers kilomètres. Beaucoup d’espagnols commencent donc leur chemin vers Sarria. On voit donc plus de famille, de jeunes qui marchent.
Apparemment, les personnes comme moi, qui ont fait le chemin en entier, ont la priorité dans les albergues. Pour le moment je n’ai pas eu de problème.

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Encore un petit effort !

Vers 13H00, je suis arrivé à Boente. J’étais le premier dans l’albergue. Mais c’est marrant car les deux danoises sont arrivées un peu après moi puis le couple de français et deux jeunes femmes. Depuis 3 jours, on ne fait que de se suivre.
Après ma sieste réglementaire, j’ai un peu discuté avec les 2 français (Marie et Luc). Aujourd’hui, c’était leur 97ème jour de marche ! C’est dingue ! Mais bon, ils sont partis de Budapest ! 😛

J’ai été faire un petit tour dans le village. Une fois encore, il n’y avait pas grand chose à voir.

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L'église de Boente

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A l'intérieur

Le soir, j’ai pris un menu pèlerin et j’ai mangé avec Marianne qui s’était arrêtée ici aussi. C’est pratique pour commander et demander des trucs aux espagnols, elle est professeur d’espagnol. 😛
J’étais encore au lit assez tôt, avant 21H30.

Bonus:

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Ça te gratte ? 😛

Étape 60: Morgade ==> Eirexe (29,40 km) (30/07/2015)

Les journées se suivent mais ne se ressemblent pas. Et aujourd’hui, pour ma soixantième étape (presque deux mois de marche !!!), c’était un peu dur. Je suis fatigué et je le sens. En plus de ça, j’ai un peu attrapé froid. Il faut vraiment que je me mette dans la tête que la Galice n’est pas la Castille. 🙂

Je suis tout de même parti avant 6H00 après, encore une fois, une nuit moyenne. Il ne faisait pas très froid car c’était couvert.

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Dans un village, tôt le matin

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C'est nuageux...

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Un village typique du coin

Vers 8H20, je suis arrivé à Portomarin. J’y ai fait une bonne pause pour petit-déjeuner.
L’ancien village de Portomarín a complètement été noyé en 1962 lors de la formation du lac artificiel de Belesar, formé par un barrage sur le rio Miño, le plus grand fleuve de Galice.
Avant que le village ne soit englouti dans les eaux du barrage, les principaux monuments ont été démontés puis remontés pierre par pierre dans le nouveau village, sur une colline, sous la direction de l’architecte Pons Sorolla.
C’est le cas de l’imposante église forteresse de San Nicolás (appelée aujourd’hui San Xoán), construite à la fin du XIIe siècle par un des disciples du maître Mateo (l’architecte du Porche de la Gloire de la cathédrale de Compostelle). Elle garde sur certaines pierres des numéros qui sont les dernières traces de ce gigantesque puzzle. D’autres monuments ont également été sauvés.

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Portomarin

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Le rio Miño

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L'église San Nicolás

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Un pèlerin nous indique la direction 🙂

Je suis reparti en direction de Gonzar, pour 8 km environ. J’ai fait une pause et là, il a commencé à pleuvoir. Il fallait bien que cela arrive. J’ai donc sorti pour la première fois en Espagne, ma cape de pluie. Et je n’étais pas le seul. 😛
J’ai revu Marianne et j’ai un peu discuté avec elle.
J’ai également revu la mère et la fille polonaises. La fille m’a raconté que hier, elles étaient tombées sur un mec tout nu sur le chemin. Elles ont du accélérer pour le semer. On trouve vraiment de tout sur le chemin. 😮

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Les pèlerins sous la pluie

Enfin, vers 14H00, je me suis arrêté à l’albergue municipale de Eirexe, bien fatigué. Mira était aussi ici et la mère et la fille danoises que j’avais rencontré hier.
J’ai pu prendre ma douche, laver mon linge et le faire sécher dans le sèche linge car aujourd’hui, il ne fallait pas trop compter sur le soleil.

J’ai repensé à ce que je pensais sur le chemin hier et ce matin. A la notion d’abandon qu’Anne m’avait expliqué.
Elle m’avait dit que l’abandon, pour elle, c’était de se dire « je me laisse être conduit par ce qui m’arrive, en accueillant ce qui est imprévu du mieux que je peux ». En gros, pour elle, elle laisse les commandes à dieu mais lui demande de lui donner les moyens et les vertus pour accueillir tout ce qui arrive. Elle ne s’occupe du coup, que du présent.
Finalement, c’est très proche (l’aspect religieux en moins) de la notion « d’ici et maintenant » dont on parlait avec Eva et que j’essaye et vais essayer de mettre en pratique tous les jours.

J’ai encore fait une bonne sieste cette après-midi. Puis j’ai discuté avec un couple de retraité que j’avais rapidement vu à O Cebreiro. Ils sont partis de Budapest depuis fin avril !
J’ai aussi discuté avec Mira et les deux danoises, la mère et la fille. Elles sont sympas. Elles sont parties de León.

Le soir, comme j’étais un peu barbouillé, j’ai mangé que du riz. Je commence un peu à en avoir marre des oeufs, patates et de la charcuterie. Les espagnols ne connaissent pas trop les légumes verts tels que la courgette et les haricots verts.
J’étais au lit vers 21H00 !

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L'albergue

Bonus:

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Le dortoir

Étape 59: Triacastela ==> Morgade (31,62 km) (29/07/2015)

J’ai vraiment beaucoup aimé cette journée. Je ne sais pas si c’est parce que j’étais de nouveau indépendant ou grâce aux très beaux paysages vallonnés que j’ai parcouru ou encore aux jolis surprises que j’ai eu durant cette journée. C’est certainement un mixte de tout cela.

Après avoir passé une bonne nuit (sans plus, j’espèrais dormir un peu mieux), je suis parti avant 6H00.

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Une coquille St Jacques dans la nuit

C’était vraiment très chouette de marcher sur ces sentiers au coeur de la forêt. Quand je suis en montagne et dans des forêts, je me sens vraiment bien. Ça doit être ma nature de Vosgien qui revient. 😛

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De bon matin

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Le chemin

La Galice est vraiment très belle. J’avoue que je ne m’attendais pas forcément à des paysages comme cela. En tout cas, il y a un énorme contraste avec la Castille. On l’appelle souvent la Bretagne espagnol et pour cause. On y trouve les mêmes petits chemins sinueux, au flanc des collines, la même architecture en blocs de granit. J’ai pris mon temps pour marcher en plein milieu de cette nature.

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En chemin, j’ai eu ma première surprise. Bryan avait mis un message sur le chemin à mon intention (mais également pour Sharon). J’ai bien rigolé. C’était trop sympa de sa part.
Du coup, j’ai mis aussi quelques messages. 😉

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Énorme !

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Sharon nous proposait tout le temps de prendre du magnésium 😀

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Avec mes messages, qu'il faut trouver 🙂

J’ai pris un petit déjeuner frugal vers 9H00 et je suis arrivé vers 10H00 à Sarria.
Sarria fut fondé par Alphonse IX, sous le nom de Vilanova de Sarriá. Il ne reste qu’une tour crénelée de l’ancien château mais le monastère de la Magdalena est très beau.

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A Sarria

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Le monastère de la Magdalena

Je n’ai pas traîné dans la ville car je voulais aller plus loin.

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Après Sarria

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Le chemin

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Je suis arrivé à Barbadelo à midi pour manger un bocadillo. J’ai retrouvé Carla. La pauvre, elle s’était tordue la cheville et elle a fait l’étape en bus. J’espère qu’elle pourra finir son Camino sans trop de douleur.
Mira et Marianne sont également arrivés pour manger quelque chose.
Après ma bonne pause, je suis reparti en direction de Morgade. Le chemin était toujours aussi joli mais j’étais un peu fatigué. J’avais hâte de terminer l’étape.

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Le chemin

Je suis arrivé vers 14H30 et j’ai pu, comme d’habitude, prendre ma douche et faire ma sieste.

Morgade est un endroit très joli et très calme mais à part l’albergue qui fait aussi restaurant et bar, il n’y a rien.

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Vue de Morgade

Heureusement, j’ai eu droit à ma seconde surprise: une visite très spéciale. 🙂
Alexis est toute sa famille sont venus me voir. Ca m’a fait super plaisir. Surtout qu’ils ont du braver les paysans du coin pour arriver jusqu’à Morgade ! 😛
Encore merci d’être venu. Ça fait chaud au coeur ! 🙂

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Trop bô ! 😉 (trouvez l'intrus...)

Le soir, j’étais au lit avant 21H30. Je sens que je suis fatigué. Mais je suis proche de mon but ! 🙂

Bonus:

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Encore 100 km ! 🙂

Étape 58: O Cebreiro ==> Triacastela (22,10 km) (28/07/2015)

Aujourd’hui, c’était encore une belle étape de montagne. On partait d’O Cebreiro (1318 m) et il fallait encore monter jusqu’au col d’Alto de Poio à 1337 m.
On est donc parti à 5H45 dans la nuit et au milieu des montagnes.

Le temps était bizarre. J’ai cru qu’il allait pleuvoir mais nous n’avons eu droit qu’à de la brume.

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C'est nuageux !

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La brume

Il était dit qu’aujourd’hui, ça serait une étape importante pour moi, pour mon chemin et pour, peut-être, ma vie future.
Après 5 km, Mira, Lucy et Vicky ont voulu prendre un petit déjeuner. Bryan, Claire, Sharon et moi avons voulu continuer. On s’est finalement retrouvé un peu plus tard, quand nous avons aussi fait une pause.
Mais depuis un ou deux jours, des discussions autour du fait de faire son chemin en toute indépendance, d’être libre de marcher vite, lentement, de s’arrêter ici ou là étaient mises sur la table. On a continué à en parler pendant cette étape.
Pour ma part, cela faisait 1 ou 2 jours que j’avais envie de reprendre mon indépendance. J’étais parti seul faire mon chemin et je sentais au fond de moi qu’il fallait que je le termine aussi seul.

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La Galice sous les nuages

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Le chemin avec Claire et Bryan

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Quand nous sommes arrivés à Triacastela, il y a eu une sorte de conseil pour savoir ce qu’on faisait. Et là, chacun a pu prendre sa décision.
La difficulté était aussi qu’il y avait deux chemins possible et sur l’un des deux, il y avait peu d’albergue.
Bryan et Claire ont clairement dit qu’ils voulaient marcher plus aujourd’hui et peut-être faire 40 km.
Moi j’ai dit que je voulais m’arrêter ici, car j’avais un peu mal au pied gauche et prendre une chambre dans un hôtel car j’étais assez fatigué. Je leur ai également dit que je voulais retrouver mon indépendance et finir mon chemin seul. Ils ont compris et respecté mon choix.
Sharon voulait rester et les autres ne savaient pas trop.
Je suis assez content d’avoir pu dire ce que je voulais et finalement d’avoir respecter mon envie. Ce n’est jamais facile, surtout pour moi, de dire ce que je veux vraiment quand il y a la « pression » d’un groupe. Mais il faut que j’arrive à dire « non », faire ce que je veux vraiment et finalement plus me respecter.
On s’est donc tous dit aurevoir sachant qu’on se verrait sûrement sur le chemin et/ou à Santiago.

J’ai été prendre ma chambre. J’ai pris un bon bain ( 😛 ), j’ai été manger quelque chose et j’ai mis à jour mon blog.
Après avoir fait une bonne sieste, j’ai fait un tour dans la ville.
C’est une ville moyenne qui possédait dans le passé 3 châteaux (comme son nom l’indique). Mais il ne reste plus rien maintenant.

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L'église Santiago

Je suis ensuite tombé sur Mira, Lucy et Vicky qui avaient finalement décidé de rester ici aussi, dans l’albergue municipale.
J’ai retrouvé Sharon et Enno et on a mangé ensemble un menu de pèlerin.
C’était vraiment sympa de manger ensemble et de discuter avec Sharon de la « séparation ». Mais c’est quelque chose de normal surtout sur le chemin. Sharon comprenait très bien mon envie. Elle est très sympa et très cool.
A un moment, tous les trois ont discuté des insultes en anglais, français et allemand. J’ai commencé à leur dire que Tabernacle était une insulte en Québécois. Ils avaient du mal à me croire mais là un québécois qui était derrière nous est intervenu pour dire que c’était vrai. C’était assez cocasse. Le monde est petit.
Après, je suis allé me coucher peu après 22H00. Encore 5 jours de marche normalement !

Bonus:

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Revoilà mes copines 🙂

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Un peu plus 😛

Étape 57: Villafranca del Bierzo ==> O Cebreiro (29,07 km) (27/07/2015)

Ça y est. Je touche au but ! Au terme d’une très jolie étape, je suis rentré en Galice. L’arrivée à Santiago est pour dans quelques jours…

Nous sommes partis à 5H00 du matin pour être sûr d’arriver assez tôt à O Cebreiro à plus de 1300 m d’altitude (sachant que Villafranca est à un peu plus de 500 m). Certains avaient un peu peur de la montée finale. Moi, j’attendais de voir.

Franchement le début n’était pas très intéressant. Tout d’abord parce qu’on a marché pendant à peu près une heure et demie dans la nuit et parce que les deux premiers tiers de l’étape se faisaient le long de la N6, sur le bitume.
Mais les paysages commençaient tout de même à devenir de plus en plus jolis.

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A côté de la N6

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L'autoroute pas loin...

Après presque 3 heures de marche, on s’est arrêté à La Portela de Valcarce pour prendre un petit déjeuner. L’endroit n’était pas forcément super car il ressemblait plus à une aire d’autoroute mais on avait faim et besoin de faire une pause.
On a ensuite continué à marcher, chacun a son rythme.

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En chemin

A partir du kilomètre 20 à peu prêt, je suis arrivé sur un sentier et là, ça a commencé à vraiment grimper.

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Ça grimpe !

Mais je suis monté à mon rythme (assez vite quand même) et les paysages étaient vraiment magnifiques donc c’était un pur plaisir. J’ai vraiment beaucoup aimé grimper jusqu’à Ô Cebreiro. J’avais l’impression d’être dans mon élément et je n’ai pas trouvé ça particulièrement dur.

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Bô !

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La montagne !

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Bô !

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Le chemin

Et puis, peut-être 2 km avant le village, je suis rentré en Galice.

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Galice me voilà ! 🙂

Je suis arrivé un peu avant 13H00 au village et avec d’autres pèlerins (notamment Bryan, Claire, Sharon et Lucy) on a attendu que l’albergue ouvre (à 13H00).
La plupart des pèlerins sont venus dans cette auberge.
Une des particularités était qu’il n’y avait pas de porte aux douches…:-o
Sharon a trouvé ça dingue et a été expliquer sa façon de penser aux hospitaliers. 🙂
Ensuite, nous sommes allés manger. J’ai mangé mes premiers poulpes, une des spécialités de la Galice. C’était très bon ! 🐙

Avant d’aller faire une sieste, j’ai fait un tour dans ce très joli village, planté au beau milieu des montagnes (Sierra del Norte).
A la fin du XIe siècle, le saint comte Géraud d’Aurillac fonda dans ce village un hôpital pour accueillir les pèlerins. Cet hôpital devint ensuite un monastère bénédictin qui abrita des moines jusqu’au XIXe siècle.

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L'église Santa Maria la Real

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Une pallozas

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Bô !

Le soir, j’ai mangé des tortillas et bu un calimocho en compagnie de Sharon, Claire, Lucy et Mira.
On était tous un peu fatigué par l’étape mais on a quand même discuté du chemin et de ce qu’il nous apportait ou allait nous apporter.

Bonus:

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Les chaussures des pèlerins 😉

Étape 56: Ponferrada ==> Villafranca del Bierzo (25,90 km) (26/07/2015)

Depuis ma première étape, j’ai vécu plusieurs étapes de transitions. Je veux dire par là, des étapes plus ou moins sympas, plus ou moins intenses, mais qui annoncent, peut-être, de meilleures moments.
Aujourd’hui, c’était une étape de transition.

Nous sommes partis à 6H00 avec le groupe qui s’est formé depuis 2 jours maintenant.

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Bô !

Un peu après 7H00, on a pris un petit déjeuner et on est reparti.
Et il s’est passé quelque chose de bizarre: Mira a commencé à pleurer. Lucy est restée avec elle pour voir ce qu’il n’allait pas et quand Bryan a voulu voir ce qui n’allait pas, Lucy lui a dit qu’elle était en colère contre lui et qu’elle lui parlerait plus tard. Il a donc continué son chemin.
Lucy et Mira ont parlé ensemble et Lucy a parlé avec Bryan et tout s’est, semble-t-il, arrangé. Mais c’était un peu bizarre, irréel de voir ce genre de chose.

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A Camponaraya

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Mon premier panneau avec Santiago 🙂

On a continué à marcher au milieu des vignes du Bierzo. Mais on avait moins d’énergie que hier. L’étape était aussi moins jolie.

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Le chemin

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Les vignes du Bierzo

On est arrivé après midi à Villafranca del Bierzo et on est allé à l’albergue San Nicolás el Real.
Tout le monde était fatigué et un peu bizarre. Après la journée de hier et ce qui s’était passé avec Mira, tout le monde semblait déçu et un peu triste par l’étape. Certains se demandaient même s’ils ne devaient pas reprendre leur indépendance.
On a beaucoup parlé de ça. J’ai essayé de leur dire que chaque journée était différente et que tout ne pouvait pas être parfait. Ils semblaient convaincus, au moins un peu.
Mais certains ont discuté pendant une bonne partie de l’après-midi de leur ressenti, de leur émotion et du chemin autour de bières et de calimocho.
Pour ma part, j’étais un peu fatigué mais c’est normal après 56 jours de marche. Je n’étais pas spécialement déçu par cette journée. Les journées se suivent et ne se ressemblent pas. J’arrive à prendre du recul sur ça maintenant.
J’ai pris un hamburger avec Bryan et Claire et j’ai fait une sieste.
Après je suis allé faire un tour dans la ville et j’ai retrouvé les autres pour boire un calimocho. Il y avait Claire, Bryan, Sharon et Enno qui était arrivé avec Olivier.

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L'albergue

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A l'intérieur

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La collégiale de Santa Maria

Le soir, on a mangé entre pèlerins et bu quelques bières. C’était une journée un peu spéciale. Il fallait décompresser. Certains se mettent un peu trop de pression et ne savent pas forcément comment gérer la vie / marche en groupe alors qu’ils sont partis seuls.
Je pense qu’il faut juste laisser faire les choses, être spontanée et continuer à marcher.

Bonus:

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🙂

Bonus’:

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Étape 55: Foncebadón ==> Ponferrada (30,38 km) (25/07/2015)

C’était vraiment une belle étape aujourd’hui. Selon Bryan, la meilleure de son camino. Personnellement, je ne peux pas me prononcer car j’en ai vécu tellement de belles !
En tout cas, le fait de retrouver les montagnes (aujourd’hui, j’entrais dans le Bierzo) changent beaucoup de choses. Les paysages sont plus diversifiés et tellement beaux.

Nous sommes partis à 5H45. On avait rendez-vous avec la Cruz de Hierro.
Comme il n’y avait que 2 km environ entre notre albergue et la Cruz de Hierro, nous y sommes arrivés vite.
Elle constitue le sommet du chemin (plus de 1400 m). La tradition veut que les pèlerins déposent sur le cairn, au pied de la croix, une petite pierre transportée depuis le lieu de départ. Ce poids supplémentaire et inutile dans le sac à dos représente les choses superficielles auxquelles nous accordons souvent une trop grande importance dans la vie. On peut également y laisser une part de soi que l’on ne veut plus.
Pour ma part, en déposant la pierre que j’avais prise lors de la première étape du camino Frances, j’y ai déposé l’angoisse et l’anxiété que je peux avoir à certains moments et pour certaines choses de ma vie. On verra si ça marche. 🙂
Nous sommes restés 20 bonnes minutes sur ce lieu. Personne n’osait parler et tout le monde ou presque a déposé une pierre.

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Le soleil se lève

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La Cruz de Hierro

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La Cruz de Hierro

Nous sommes ensuite reparti et avons entamé la longue descente (plus de 1000 m de dénivelé) jusqu’à Ponferrada.
Et là, c’était juste magnifique. J’en ai pris plein les yeux.

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Une mer de nuages

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Bô !

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Bô ! ❤

Nous nous sommes arrêtés à El Acebo pour prendre un petit déjeuner. J’avais trop faim. Entre le fait de se lever tôt, de marcher et le froid (peut-être 9 degrés au départ), c’était normal. Du coup, c’était tortillas ce matin.
Ensuite, nous avons continué notre descente.

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En route vers Ponferrada

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Bô !

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Le chemin

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Avec le petit oiseau 🙂

On est arrivé vers 11H00 à Molinaseca. On a fait une bonne pause ici car le village est vraiment très joli. On s’est même demandé si on allait rester dormir ici mais on préférait continuer jusqu’à Ponferrada.

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Molinaseca

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La piscine naturelle

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Le pont

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Photo de groupe

On est donc ensuite reparti vers Ponferrada pour les 7 derniers kilomètres.
Après avoir tourné un peu pour trouver une albergue, on est finalement allé dans l’albergue paroissiale San Nicolás de Flüe. Elle était très bien et on a retrouvé la majorité des autres pèlerins.

J’ai pu prendre ma douche, aller manger un bocadillo au chorizo et fromage, laver mes affaires (à la machine à laver pour une fois) et faire une sieste.
L’après-midi, malgré la chaleur, je suis allé faire un tour dans la ville.
Ponferrada est la capitale du Bierzo. A la fin du Xe siècle, Osmundo, évêque d’Astorga, fit construire un pont sur le fleuve Sil, renforcé par une rambarde de fer (pons ferrata) qui donna son nom à la ville.
Cette ville est notamment connue pour son château et elle est situé en plein milieu des montagnes. C’est vraiment joli.

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L'entrée du château

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Le château et la basilique Nostra Señora de la Encina

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La basilique Nostra Señora de la Encina

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L'hôtel de ville

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Vue de Ponferrada

A 20H00, je suis allé à la messe des pèlerins et ensuite, on a eu droit à une paella et à de la Sangria pour la fête de St Jacques (le 25 juillet). C’était vraiment sympa de manger avec tous ces pèlerins.

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Paella !!!

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Vue de l'albergue

Bonus:

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Il faisait froid 😛

Bonus’:

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Comment transformer quelque chose de moche en quelque chose de sympa 🙂

Étape 54: Astorga ==> Foncebadón (26,80 km) (24/07/2015)

Il y a des journées comme ça qui fonctionne bien.
J’avais décidé d’être de nouveau plus indépendant et de marcher vraiment comme je le voulais et ça m’a bien réussi car j’ai parlé avec plusieurs personnes et vécu un moment très fort.
Je suis parti seul à 5H30 mais j’ai vite été rattrapé par les autres qui marchaient plus vite.

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La cathédrale d'Astorga de bon matin

Du coup, j’ai discuté avec Clara, une professeur italienne qui vit à Milan.
En fait, j’ai rencontré pas mal de professeur sur le chemin : Clara donc, Bryan, Lucy, Eva et Violette et Mira qui travaillent dans le milieu éducatif aussi. Mais c’est assez logique, il faut avoir du temps pour faire le camino et avec les vacances scolaires, les professeurs en ont.

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Le chemin

On s’est ensuite retrouvé pour prendre un petit déjeuner.
J’ai revu Enno et Olivier. Ils étaient avec moi dans l’albergue de San Martin del Camino. J’avais pu discuter avec Enno, qui est allemand, mais parle très bien français, anglais, italien et espagnol. Il accompagne Olivier sur le chemin. Olivier est un pèlerin un peu spécial car il a la maladie d’Huntington. C’est une maladie neurodégénérative qui s’attaque aux neurones moteurs.
Après le petit déjeuner, j’ai rattrapé Olivier et on a marché ensemble quelques kilomètres. Du fait de sa maladie, il marche assez lentement et il a des problèmes d’équilibre. Mais c’était incroyable. Il est très croyant. Quand il m’a dit, avec un sourire, qu’il portait sa croix comme jésus, ça m’a bouleversé. Il m’a dit que d’ici une dizaine d’années, il serait sûrement grabataire et qu’il lui restait peut-être 15 années à vivre. Il m’a également dit que ses 3 enfants avaient 1 chance sur 2 d’avoir cette maladie. Je me suis dit que mes « problèmes » étaient bien peu de chose par rapport à ses problèmes et que j’avais beaucoup à apprendre de quelqu’un d’aussi courageux et qui profitait de chaque moment. Car pendant qu’on marchait, il m’a dit plusieurs fois comme il trouvait beaux les paysages et comme il était heureux d’être sur le chemin. C’est vraiment une belle leçon de vie.
Ce qui est fou aussi, c’est qu’il est suivi par 2 scientifiques de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière, Alexandra Durr et Fanny Mochel, et que je travaille avec elles depuis des années. C’est incroyable comme coïncidence ! En fait, il fallait que je parle avec lui. C’était écrit.
On s’est séparé au village suivant. Enno l’attendait pour prendre un petit déjeuner. Ce qu’il fait est aussi admirable. Il l’attend à chaque village pour voir si ça va et il se retrouve le soir. Il faut avoir une sacrée patience.

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J’ai ensuite discuté avec Men, un Sud Coréen. Il est très gentil et contrairement à d’autres Sud Coréens, il parle plutôt bien anglais donc on peut communiquer. Il est encore étudiant et veut devenir journaliste.

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Le paysage change...

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Chercher l'intrus...:-P

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En chemin

J’ai fait ensuite une pause à Rabanal del Camino et j’ai retrouvé quelques personnes. Je suis reparti avec Sharon, une professeur écossaise (encore une). C’était cool de parler de l’Ecosse et des bons souvenirs que j’en avais. Elle a aussi pris un congé sabbatique mais d’une année elle. Après le camino, elle va voyager 9 mois environ en Amérique du Sud, en Australie et en Nouvelle Zélande.

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😀

Ensuite, j’ai grimpé jusqu’à Foncebadón. La montée n’était pas très dure. En tout cas, ça ne valait pas les Pyrénées.

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Arrivé à Foncebadón

On s’est retrouvé avec Bryan, Lucy, Mira, Sharon, Claire une irlandaise et Vicky une canadienne dans la même albergue, à Foncebadón.
C’est un tout village qui ne survit que grâce au camino. On est en plein coeur de la Maragateria, une région solitaire et vallonnée.

C’était une bonne après-midi.
J’ai fait une bonne sieste et ensuite, j’ai retrouvé Mei, Men et woolim (un autre Coréen). On a un peu discuté.
Le soir, avec les autres, on a mangé dans le même restaurant. C’était ambiance celtique. C’était très bon.

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Bô !

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Claire, Lucy, Bryan, Vicky, Mira et Sharon

On a bien rigolé car Mira à une phobie des punaises de lit. Elle a trop peur d’en avoir et parle que de ça presque. Elle a même acheté un gros spray insecticide. Il est vrai que c’est un problème important du chemin. Pour ma part, je n’en ai pas encore vu. Je touche du bois. 🙂
À la fin de la soirée, on a fait le pari de ne plus en parler jusqu’à Santiago. On verra qui craquera le premier…;-)

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Vue De Foncebadón

Bonus:

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Trop mignon

Bonus’:

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Ma barbe pousse 😉